Carnoux-en-Provence : ce que les 935 DPE disent de la vente et de la négociation

Publié le 6 octobre 2026 10 min de lecture

L’extraction ADEME du 28 septembre 2026 rassemble 935 diagnostics enregistrés à Carnoux-en-Provence, sans correspondre à autant de logements uniques. Leur analyse éclaire la place du DPE dans une vente et le périmètre de l’audit énergétique réglementaire pour les maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G.

Carnoux-en-Provence : ce que les 935 DPE disent de la vente et de la négociation — Carnoux-en-Provence

935 diagnostics enregistrés : c’est le périmètre de la dernière extraction ADEME utilisée pour analyser le parc immobilier diagnostiqué à Carnoux-en-Provence. Datée du 28 septembre 2026, elle constitue la base de cette lecture locale publiée le 6 octobre 2026. Pour la vente, trois questions organisent l’analyse : quelle place occupe l’étiquette énergétique du bien dans ce corpus, quand l’audit réglementaire est-il concerné, et que permettent réellement ces chiffres dans une négociation ? La réponse demande une précaution constante : ces 935 enregistrements ne représentent pas nécessairement 935 logements différents. L’actualité tient ici à la mise à jour des données et à leur interprétation, non à un événement municipal.

Vendre à Carnoux-en-Provence : situer son DPE parmi 935 enregistrements

Étiquette DPEDiagnostics enregistrés à Carnoux-en-Provence
A20
B68
C463
D242
E111
F30
G1
Source : ADEME, base DPE logements existants, extraction du 2026-09-28.

Dans la répartition locale, la classe C rassemble 463 diagnostics, soit 49,5 % des enregistrements, devant la classe D avec 242 diagnostics, soit 25,9 %. Les classes A et B comptent respectivement 20 et 68 diagnostics, pour 2,1 % et 7,3 %. À l’autre extrémité, E représente 111 diagnostics, F en rassemble 30 et G un seul. Cette distribution situe une étiquette dans le corpus communal, mais ne mesure ni la fréquence de cette étiquette parmi les biens effectivement en vente, ni son influence sur une transaction. Aucun volume de ventes, prix de transaction ou résultat de négociation ne figure dans les faits disponibles.

Pour un vendeur comme pour un acquéreur, la distinction est concrète : le profil communal fournit un contexte, pas une estimation du bien. Une étiquette C apparaît fréquemment dans l’extraction ; cela ne démontre pas qu’un logement classé C se vendrait à un prix particulier. De même, la présence d’un seul diagnostic G ne permet pas de conclure qu’un seul logement de la commune relève de cette classe. Un même logement peut avoir plusieurs enregistrements, tandis que le périmètre observé reste celui du parc diagnostiqué. La négociation ne peut donc pas être déduite mécaniquement de la rareté ou de la fréquence d’une lettre.

  • A et B : respectivement 20 et 68 diagnostics enregistrés, soit 2,1 % et 7,3 %.
  • C et D : respectivement 463 et 242 diagnostics enregistrés, soit 49,5 % et 25,9 %.
  • E : 111 diagnostics enregistrés, soit 11,9 %.
  • F et G : respectivement 30 et 1 diagnostic enregistré, soit 3,2 % et 0,1 %.

Audit à la vente : les 111 diagnostics E comptent aussi

Limiter l’attention aux seules classes F et G laisserait de côté une partie du sujet de la vente. L’audit énergétique réglementaire concerne en métropole les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G. Pour la classe E, cette obligation s’applique depuis le 1er janvier 2025. À Carnoux-en-Provence, E représente 111 diagnostics, soit 11,9 % des enregistrements, contre 31 diagnostics F et G réunis, soit 3,3 %. La classe E occupe donc une place plus importante dans le corpus que ces deux dernières classes réunies. Cela justifie de l’intégrer pleinement à la lecture des enjeux de vente.

Ces effectifs ne donnent toutefois pas le nombre de ventes soumises à audit. La règle combine une classe énergétique et une catégorie de bien ; la base locale peut, en outre, enregistrer plusieurs fois un même logement. Les maisons individuelles représentent 33,8 % dans l’extraction, mais aucun croisement entre cette proportion et les classes E, F ou G n’est fourni. La part des immeubles en monopropriété n’est pas précisée non plus. Il serait donc incorrect d’appliquer directement le périmètre réglementaire à tous les diagnostics E, F et G. Le chiffre décrit des enregistrements énergétiques, pas un décompte de dossiers de vente avec audit obligatoire.

31 diagnostics F et G : un sujet de négociation, pas un barème

Les 31 diagnostics F et G constituent 3,3 % des enregistrements locaux. Leur poids limité dans cette extraction ne rend pas l’étiquette secondaire pour la vente d’un bien concerné. Il indique seulement que ces classes sont peu représentées dans le corpus, comparativement aux autres lettres. Pour analyser une négociation, il faut séparer le constat énergétique, le périmètre éventuel de l’audit et l’effet sur le prix. Les deux premiers sujets disposent ici de repères ; le troisième n’est pas mesuré. Aucune donnée fournie ne permet d’associer une classe à une décote, à une prime, à une marge de discussion ou à un délai de vente.

Une argumentation fondée sur ces chiffres doit ainsi rester proportionnée à ce qu’ils décrivent. La présence d’un diagnostic E, F ou G renseigne l’étiquette enregistrée ; elle ne chiffre pas, dans les données communiquées, les travaux du bien ni leur traduction dans une offre d’achat. À l’inverse, la fréquence de C ou de D ne constitue pas une garantie de valeur. La conséquence pratique de l’analyse est une séparation des niveaux de preuve : le DPE du bien pour sa classe, sa catégorie pour le périmètre de l’audit, et des informations de transaction absentes ici pour mesurer une négociation. Les statistiques communales ne remplacent pas ces dernières.

  • Ce qui est mesuré : les effectifs et proportions de diagnostics par étiquette énergétique.
  • Ce qui est précisé : le périmètre réglementaire de l’audit à la vente.
  • Ce qui manque pour chiffrer une négociation : des prix, des offres et des résultats de transaction.
  • Ce qui ne peut pas être déduit : une décote automatique ou un délai de vente selon la classe.

1 102 € par an : quelle portée pour le coût médian dans une vente ?

Le coût énergétique annuel médian estimé s’établit à 1 102 € dans l’extraction. La consommation médiane atteint 152 kWh/m²/an et la surface médiane 73 m². Ces trois indicateurs donnent des repères complémentaires pour décrire le corpus, mais ils ne composent pas le portrait d’un même logement. Rien ne permet d’affirmer qu’un bien de 73 m² présente précisément cette consommation et ce coût annuel. Dans une discussion de vente, prendre ces valeurs comme un budget individuel reviendrait à transformer des statistiques centrales en caractéristiques particulières. Le montant de 1 102 € reste une estimation médiane du corpus, non un montant assuré pour un acquéreur.

Le gaz naturel est le chauffage principal indiqué dans 519 diagnostics de l’extraction. Ce nombre décrit sa présence dans les enregistrements, sans établir de relation chiffrée avec les classes énergétiques ou avec les coûts estimés. Il ne permet donc pas d’attribuer la médiane de consommation au gaz, ni d’expliquer la fréquence de C par ce chauffage. La même prudence vaut pour les maisons individuelles, qui représentent 33,8 % dans les données disponibles : aucun résultat par combinaison de chauffage, de type de bien et d’étiquette n’est fourni. Pour la négociation, ces variables constituent un contexte descriptif, pas une démonstration du coût énergétique du bien vendu.

1948-1974 : 43,2 % du corpus géolocalisé, sans verdict automatique

La période de construction dominante est 1948-1974, avec 43,2 % du corpus géolocalisé. Le bâti antérieur à 1949 représente 0,4 %, celui antérieur à 1975 atteint 43,6 %, et les périodes antérieures à 2001 totalisent 89,4 %. Pour une lecture orientée vers la vente, ces repères décrivent l’ancienneté du bâti observé. Ils ne permettent pas de déduire l’étiquette d’une maison ou d’un immeuble à partir de sa seule période de construction. Aucun croisement entre âge du bâti et classe énergétique n’est communiqué. Présenter l’ancienneté comme l’explication des diagnostics E, F ou G dépasserait donc les informations disponibles dans cette extraction locale.

Les périmètres et les bornes chronologiques demandent également de l’attention. La part de 43,2 % est explicitement donnée pour le corpus géolocalisé ; elle ne doit pas être convertie sans précaution en nombre de logements à l’échelle communale. Les catégories « antérieur à 1949 », « antérieur à 1975 » et « antérieur à 2001 » sont des seuils qui se recouvrent, non des parts à additionner. Dans un dossier de vente, ces données éclairent le contexte de construction, mais ne modifient pas le périmètre de l’audit indiqué : celui-ci repose sur la catégorie de bien et sur la classe E, F ou G, pas sur une déduction tirée de son ancienneté.

Centre, Est, Ouest : ce que les secteurs et les risques ne chiffrent pas

Les secteurs IRIS analysés sont Centre, Est et Ouest. Leur identification donne un cadre local à l’étude, mais les faits fournis ne détaillent pas leurs distributions énergétiques respectives. Aucun classement entre ces secteurs ne peut donc être établi, que ce soit pour la proportion de diagnostics E, F et G, la consommation ou le coût annuel estimé. Dans une négociation, l’appartenance à l’un de ces secteurs ne peut pas être présentée, sur cette seule base, comme un avantage ou un désavantage énergétique. La distribution communale reste une distribution d’ensemble : elle ne constitue pas un résultat propre à chaque secteur, encore moins à chaque logement.

Géorisques recense trois familles de risques : mouvement de terrain, séisme et transport de marchandises dangereuses. La zone sismique est non renseignée dans les faits disponibles, tandis que le potentiel radon est indiqué à 1. Ces informations doivent rester distinctes de l’analyse énergétique. Elles ne démontrent ni une exposition identique pour tous les biens, ni un lien entre risque et étiquette DPE. Elles ne chiffrent pas davantage une conséquence sur le prix de vente. Pour un bien particulier, leur présence dans le contexte communal ne suffit donc pas à construire un argument quantifié de négociation, et l’absence de renseignement sur la zone sismique ne signifie pas absence de risque.

Extraction du 28 septembre 2026 : les limites du repère communal

Le périmètre étudié correspond à Carnoux-en-Provence, dans les Bouches-du-Rhône, avec le code INSEE 13119. La population communale de référence du jeu local est de 6 873 habitants. Ce chiffre situe la commune, mais ne fournit pas le nombre de logements et ne permet pas de calculer la couverture du parc par les diagnostics. La méthode consiste ici à lire les effectifs, les proportions et les médianes transmis, en conservant leurs unités et leurs périmètres. Les 935 diagnostics sont des enregistrements ; la population compte des habitants. Mettre directement ces deux totaux en rapport ne produirait pas une mesure de la part des diagnostics enregistrés.

La date d’extraction et la date de publication ont également des fonctions différentes. Le 28 septembre 2026 désigne la dernière extraction ADEME utilisée ; le 6 octobre 2026 date cette analyse. Faute de série antérieure fournie, cette lecture ne mesure aucune progression ou baisse des classes énergétiques. Elle ne permet pas non plus d’affirmer que le parc s’améliore, que les ventes se concentrent sur certaines étiquettes ou que l’audit a modifié les prix. Le traitement reste descriptif : il situe des diagnostics enregistrés à un moment donné. Les doublons possibles interdisent, sans décompte de logements uniques, de transformer ces proportions en répartition certaine de l’ensemble du parc communal.

  • Unité principale : le diagnostic enregistré, avec possibilité de plusieurs enregistrements pour un logement.
  • Périmètre temporel : extraction du 28 septembre 2026, analysée le 6 octobre 2026.
  • Limite de comparaison : aucune série antérieure ni donnée de transaction n’est fournie.
  • Limite territoriale : les secteurs sont identifiés, sans résultats énergétiques détaillés par secteur.

Vente et projet locatif : deux lectures réglementaires à séparer

Lorsqu’une vente est examinée avec un projet locatif, le calendrier de décence énergétique constitue un sujet distinct de l’audit. En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. Ces dates ne décrivent pas le périmètre de l’audit à la vente : ce dernier concerne les maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G, avec l’entrée de E depuis le 1er janvier 2025. Confondre les deux dispositifs conduirait notamment à traiter à tort E comme un sujet seulement futur.

La lecture locale laisse ainsi une ligne claire pour examiner une vente sans inventer de résultat de marché. Les 111 diagnostics E et les 31 diagnostics F et G rendent visibles des étiquettes concernées par le périmètre énergétique de l’audit, mais ne dénombrent pas les biens uniques soumis à cette obligation. Les médianes de surface, de consommation et de coût apportent des repères, sans fixer un budget individuel. L’ancienneté, les secteurs et les risques complètent le contexte, sans expliquer à eux seuls une classe ou un prix. La négociation reste donc une question ouverte dans cette photographie officielle : les données décrivent le parc diagnostiqué, elles ne mesurent pas les concessions entre vendeur et acquéreur.

Questions fréquentes

Les 935 diagnostics correspondent-ils à 935 logements de Carnoux-en-Provence ?

Non. La base rassemble 935 diagnostics enregistrés et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Les faits fournis ne donnent pas le nombre de logements uniques représentés.

Quels biens classés E sont concernés par l’audit énergétique à la vente ?

En métropole, l’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et immeubles en monopropriété classés E, F ou G. Pour la classe E, l’obligation s’applique depuis le 1er janvier 2025. Les 111 diagnostics E locaux ne constituent pas un décompte de ventes soumises à audit.

Ces données permettent-elles de calculer une décote pour un DPE F ou G ?

Non. Elles recensent 31 diagnostics F et G, soit 3,3 % des enregistrements, mais ne fournissent aucun prix de transaction ni résultat de négociation. Aucune décote chiffrée ne peut en être déduite.

Sources officielles

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